Sing (Tous en scène) de Garthe Jennings (2016)
Buster Moon, koala par nature et directeur de théâtre par profession, dirige comme il peut la belle salle qu’il a réussi à acheter à force de travail.
Mais sa principale occupation consiste à fuir les créanciers avec l’aide sa dévouée - mais peu vive ! – secrétaire, Miss Crawley (un lézard).
Dans l’impossibilité de monter un nouveau spectacle, il décide de réunir ce qui lui reste (environ 1000 dollars) pour organiser un concours de chant.
Mais suite à une « mauvaise manipulation » de Miss Crawly (et de son œil de verre !) lors de l’impression d’un flyer, le concours se retrouve doté de 100 000 dollars que Buster ne possède naturellement pas.
Et l’audition attire bien sûr des centaines de personnes.
Il y avait bien longtemps que je n’avais pas ri d’un bout à l’autre d’un film.
Pourtant, méfiant au vu des comptes-rendus dithyrambiques que tout le monde m’en avait faits, j’étais circonspect !
Et puis – « Vox populi, vox dei », il arrive que ce soit vrai ! – je dois dire qu’on est happé, dès le générique, et que ça ne vous lâche plus jusqu’à la fin.
Evidemment, c’est une comédie musicale et, comme l’a dit un critique, ça joue magnifiquement avec les codes de la comédie musicale.
Un gorille sentimental « crooner », un porc épique « crooneuse » elle aussi, une éléphante grande chanteuse maladroite et timide, un rat qui fricote avec la mafia et une truie ménagère, remarquable chanteuse et danseuse, la galerie habituelle des chanteurs-danseurs est ici particulièrement riche.
Et puis, il y a les autres : le groupe des petites chanteuses japonaises envahissantes, le gang des gorilles braqueurs qui opèrent avec des masques de chats désespérément minuscules et surtout, la désopilante lézarde Miss Crawly, la secrétaire au grand cœur et à l’œil de verre.
Comme l’a dit un critique, tout ça est mené « d’un train d’enfer [et sans] aucun coup de mou ».
On est entre Les Producteurs de Mel Brooks et 42ème rue de Lloyd Bacon et Busby Berkeley.
Et certaines scènes (comme celle de Rosita, la truie-mère de famille, surdouée du chant et de la danse, dans une chorégraphie « qui déchire » de Bamboleo) font franchement décoller.
Alors oui, vraiment, Sing, en français Tous en scène, est tout à fait digne, sans le valoir quand même, de son homonyme (en V.F.) signé, excusez du peu, Vincente Minnelli et intitulé (en V.O.) The Band Wagon.

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