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Smrt u Sarajevo (Mort à Sarajevo) de Danis Tanavic (2015)
Une importante délégation internationale de diplomates doit arriver à l’hôtel Europe de Sarajevo pour commémorer le centième anniversaire du début de la Première Guerre Mondiale.
Le comédien Jacques Weber arrive dans le même hôtel.
Mais ce que tous ces clients ne savent pas, c’est que le personnel mal payé, mal traité et racketté par la mafia locale qui est, en fait, le bras armé de la direction de l’hôtel, prépare une grève.
Bon ! Si j’avais su qu’au niveau du scénario, il y avait du BHL, je ne me serai même pas approché de la salle où ça passait.
Visiblement, Danis Tanavic a trouvé le matériau « BHLien » un peu lourd à manier. Du coup, il s’en éloigne avec cette grève que la mafia locale semble décidée à briser et qui est le « bon » sujet du film.
Malheureusement, il est bien obligé de glisser deux ou trois tonnes de la finesse légendaire de notre ex-nouveau philosophe, sublime et inoubliable réalisateur du grandiose Le Jour et la nuit.
Nous avons donc droit à la prose de notre Trissotin à travers Jacques Weber qui répète son texte enfermé dans sa chambre. Tanovic montre l’intérêt qu’il porte à ce texte en ne nous en infligeant que quelques phrases éparses, ânonnées par le comédien en répétition « à l’italienne ».
En revanche nous n’échappons pas à l’ennui avec une discussion interminable entre un Bosniaque et un Serbe à propos de Gavrilo Princip, le tristement célèbre nationaliste qui, en tuant l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône de son oncle François-Joseph, empereur d’Autriche-Hongrie, déclencha la première guerre mondiale, guerre qui se serait déclenchée, de toutes façons !
















