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Clash of the Titans (Le Choc des Titans) de Desmond Davis (1980)
Persée, fils de Danae et de Zeus, doit reconquérir Argos. La moitié des dieux de l’Olympe veut le soutenir alors que les autres veulent le perdre.
Grâce à un casque qui le rend invisible et à Pegase, le cheval qui vole, Persée vient à bout de sa mission, triomphe de Calibos, de la Méduse et du Kraken. Il gagne l’amour d’Andromède.
En 1980, la Metro Goldwyn Mayer aux abois décide de frapper un grand coup. Une superproduction avec une floppée de stars internationales (Laurence Olivier, Claire Bloom, Ursula Andress, Burgess Meredith et Maggie Smith) et des effets spéciaux SPECTACULAIRES.
Malheureusement, quand on est aux abois, on s’affole et on a tendance à faire n’importe quoi. Aussi, pour les effets spéciaux, la M.G.M. ne trouva rien de mieux que de sortir de la naphtaline le vieux Ray Harryhausen, inventeur de pas mal de trucs… trente ans auparavant.
Le pauvre vieux leur coûta tellement cher qu’ils ne purent se payer de vrais scénaristes. Le résultat fait partie de ces choses consternantes qu’on croise, d’accidents cinématographiques en catastrophes, un genre qui va d’Ed Wood à Claude Lelouch en passant par Max Pecas ou Bernard Henri-Levy. Les morceaux d’une [certaine] bravoure se succèdent pour notre plus grand plaisir, à condition d’être entre copains, d’avoir un petit coup dans le nez et d’avoir très envie de rire.
Blague à part, que les stars précitées aient pu participer à cette singerie (même si elles avaient du retard dans le paiement de leurs impôts), c’est un peu consternant. Pas aussi consternant toutefois que le vide abyssal perçu dans les yeux de Persée, incarné (le pauvre, il ne méritait pas ça !) par l’inoubliable (enfin… !!!) Harry Hamlin.
















