Signore e signori, buona notte (Mesdames et messieurs, bonsoir) (1976)
de Luigi Comencini, Mario Monicelli, Ettore Scola, Nanni Loy et Luigi Magni
· Un milliardaire qui a été enlevé veut faire payer sa rançon par ses ouvriers.
· Un entretien avec un ministre corrompu
· Un cours d’anglais pour agents secrets américains
· Un réveil matin qu’on prend pour une bombe
· Un très jeune Napolitain pauvre est le soutien de toute sa famille. Il finira par se suicider.
· Le cannibalisme présenté comme une solution à l’immigration…
… et bien d’autres histoires.
1976, c’est l’année au cours de laquelle le lamentable Berlusconi inaugure la première chaîne, Telemilano, qui sera ce qui deviendra, deux ans plus tard, la « Fininvest », l’une des nombreuses « blanchisseries berlusconiennes ».
Et cette « annus horribilis » pour un cinéma qui fut l’un des plus prospères depuis la naissance du septième art va effectivement voir un naufrage qui va durer près de trois décennies.
Car, en plus du « cavalliere », le cinéma italien de ces années-là eut à faire face à d’autres catastrophes : ce film en fait partie.
Les films à sketches, très en vogue en Italie dans les années 60, eut souvent le gros défaut d’être inégal. Certains de ces films étaient d’autant plus inégaux que les sketches étaient nombreux et le contraste était encore plus frappants lorsque les réalisateurs étaient nombreux.
Ici, nous avons 5 réalisateurs et 18 sketches. Mais le film n’est pas inégal. En fait, mis à part deux ou trois publicités un peu rigolotes et le sketch, pas rigolo du tout, du gamin napolitain, soutien de famille qui se suicide, le film est très unanimement mauvais ; ça va du lourdingue au franchement cradingue. On a même droit à un sketch de gros pipi-caca, celui du général qui perd sa médaille dans… disons… les toilettes pour essayer d’être délicat !...
Le film, lui, n’essaie même pas. Incontestablement, des trucs comme ça ont été pires que Berlusconi pour le cinéma italien.















