mardi 24 mars 2026

Cigarettes et chocolat chaud

 


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Cigarettes et chocolat chaud (2016) de Sophie Reine

Denis Patar a fait la connaissance de sa compagne alors qu’ils étaient adolescents dans une manif.

Quelques années et deux filles plus tard, Denis est veuf et un peu submergé. Il doit mener de front l’éducation de ses filles et les deux boulots qui lui permettent de faire bouillir la marmite.

Du coup, la vie des trois ados (le père et les deux filles) tient beaucoup de la vie de bohème.

Et si l’amour est leur lien indéfectible, il ne fait pas tout et les services sociaux interviennent chez Denis.

Ils sont représentés par Séverine, une assistante sociale, qui va venir en « observation ».

Voilà un film très plaisant, pas prétentieux pour deux sous (ça fait du bien de temps en temps !) et nous offrant des personnages (et un casting) tellement alléchants.

Une fois de plus, Gustav Kervern nous refait le coup du gros nounours complètement débordé et Camille Cottin est, comme toujours, excellente.

Mais les grandes surprises, ce sont Héloïse Dugas et Fanie Zanini, les deux gamines. Après la jeune Jeanne Jestin dans Maman a tort, les gamins dépotent en ce moment !

En ce qui concerne le film, tout ça est très gentil, mais très vite oublié.

La Solitude des nombres premiers

 


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La Solitudine dei numeri primi 


(La Solitude des nombres premiers)

de Saverio Costanzo (2010)

 En 1984, Mattia a huit ans. Il a une sœur jumelle, Michela, qui est autiste et que sa mère lui confie tout le temps au motif qu’il est le seul à pouvoir la calmer lorsqu’elle est en crise de panique.

Alice ne veut pas aller skier, mais son père, très autoritaire, ne l’entend pas de cette oreille.

En 1991, Mattia est un adolescent intraverti et Alice est rejetée par les autres filles parce qu’elle est « boiteuse ».

Alice et Mattia se rencontrent.

Le roman de Paolo Giordano racontait de façon linéaire les destins croisés d’Alice et Mattia, leur enfance, leur adolescence et leur rencontre, leurs amours inabouties et leurs retrouvailles après une longue séparation.

Mattia et Alice sont deux êtres brisés comme la sœur de l’un et la jambe de l’autre et ces fractures ne seront jamais réparées.

Costanzo, pour son quatrième film, fait le pari risqué de pulvériser la chronologie du roman en faisant un scénario puzzle.

Lorsque c’est réussi, un scénario puzzle peut donner un film fascinant. Mais l’exercice de style demande du doigté et une totale maîtrise de l’histoire et Costanzo s’est peut-être un petit peu trop surestimé.

De ce fait, il réussit un film maniériste (et un peu maniéré), mais lorsqu’on a terminé un puzzle, il est très désagréable qu’il vous reste des pièces et que vous ayez des trous qui ne correspondent pas à ces pièces.

C’est d’autant plus dommage que ses interprètes sont magnifiques et que sa mise en scène est époustouflante. Alba Rohrwacher (Alice adulte), Luca Marinelli (Mattia adulte), Arianna Nastro (Alice adolescente), Vittorio Lomartire (Mattia adolescent) de même que Martina Albano et Tommaso Neri (Alice et Mattia, enfants) défendent leurs personnages superbement. Isabella Rossellini (Adèle, la mère de Mattia) et Aurora Ruffino (Viola, l’amie perverse d’Alice) sont également grandioses, sans oublier Filippo Timi, le clown énigmatique et inquiétant, qu’on avait également apprécié dans Vincere de Marco Bellocchio et dans L’Heure du crime de Giuseppe Capotondi.

Avec cette mère (celle de Mattia) et ce père (celui d’Alice) qui vont, par leur autorité et par leur emprise, causer le malheur de leurs enfants (c’est Adèle qui « oblige » Mattia à toujours « sortir » sa sœur autiste et le père d’Alice est directement responsable de son accident de ski et de son infirmité), la scénario pouvait aller très loin. Mais le film se prend un peu les pieds dans se propres affèteries et même si on ne passe pas loin d’un excellent film, le résultat est raté. C’est dommage !

 

lundi 16 mars 2026

Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête

 


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Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête (2017) d’Ilan Klipper

Il y a vingt ans, Bruno a écrit Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête et remporté un très grand succès avec.

Et depuis… plus rien !

Bruno se lève à deux heures de l’après-midi, vit en colocation avec une « Femen » et se sent oppressé par ses parents.

Il faut dire qu’ils sont très inquiets pour leur fils et ils débarquent un beau jour accompagnés de Laetitia, l’ex-épouse de Bruno et d’une autre jeune femme, Sophie Andrieu, un psychiatre que la mère de Bruno a amené pour qu’elle puisse faire « tout ce qu’il faut » pour faire interner Bruno.

Au vu des critiques fort élogieuses à propos de cette bouse (Eh oui, encore une !), nous sommes encore en présence d’une carte.

Ce petit nanar est une comédie pas drôle.

Toute petite satisfaction : ce… truc s’est mangé une tôle. Et on peut dire que, de tôle en tôle, ces sinistres ringards qui se prennent pour des producteurs finiront par être noyés dans les merdes qu’ils ont… produits.

Ici, on est quand même désolé de voir des comédiennes aussi estimables que Camille Chamoux, Maryline Canto et Michèle Moretti (qui, au milieu d’une filmographie abondante, n’en est malheureusement pas, à son premier nanar !).

En revanche le très médiocre Laurent Poitrenaux, lui, est tout à fait à l’image de la nullité du film.

En plus, le pas très doué Klipper nous l’impose en slip pendant une demi-heure, ce qui 1800 fois trop !

Dangereuse sous tous rapports

 


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Something Wild (Dangereuse sous tous rapports) de Jonathan Demme (1986)

(Paris Première – 08/05/01)

Charles Driggs, cadre genre « yuppie » coincé, sort de son restaurant habituel sans payer la note, ce que Lulu a remarqué. Du coup, elle l’entraîne dans sa voiture et dans d’autres aventures pas vraiment intéressantes.

La renommée de Demme et de son Silence des agneaux ont bâtie pour ce film la réputation surfaite d’un film insolent « de qualité ».

Or, dans ce sous-produit, on a l’impression d’avoir affaire aux deux plus mauvais comédiens de leur génération. Mais, coup de théâtre, arrive le pire en la personne de Ray Liotta et ses jolis yeux bleus au vide sidéral à qui on fait traditionnellement appel lorsqu’on a besoin d’un mafioso à tendance psychotique.

Ce n’est ni fait, ni à faire, le scénario est d’une rare indigence et les dialogues sont affligeants.

Après le passage « comédie débridée », ça ne sait plus trop où ça va. Ça n’a d’ailleurs pas la moindre importance.

Ça commence comme L’Impossible monsieur Bébé, mais Mélanie Griffith n’est pas Katharine Hepburn. Quant à Jeff Daniels, ce n’est pas Cary Grant. C’est personne, c’est rien.

jeudi 12 mars 2026

Les Chansons que mes frères m’ont apprises


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Songs my brothers taught me (Les Chansons que mes frères m’ont apprises) 

de Chloe Zhao (2015)

Après la fin de ses études, Johnny est revenu à Pine Ridge, sa réserve indienne natale.

Il comptait bien partir vivre à Los Angeles avec sa petite amie, mais son père meurt.

Johnny ne peut pas abandonner sa petite sœur Jashaun.

Les « Américains » ont tellement asservi les « Amérindiens » (qu’ils appellent « Natives » avec un mépris d’anthropologue face à une « race » inférieure) qu’on a vraiment l’impression, comme c’est dit dans le film, que la vie amérindienne s’est arrêtée à Wounded Knee.

Depuis, leurs vies ne semblent pas très intéressante entre les petits trafics, l’alcool et la drogue.

Pourquoi, alors, bâtir un scénario et tourner un film sur ce vide ? Ce n’est certainement pas moi qui vous répondrais : je suis parti en courant une bonne demi-heure avant la fin !

mardi 10 mars 2026

La Cité de Dieu


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Cidade de Deus (La Cité de Dieu) de Fernando Meirelles (2002)

Dans les années 60, les (nombreux) pauvres qui arrivent à Rio sont « logés » à « La Cité de Dieu », une favela pouilleuse où les bandes se forment, rackettent et tuent. Fusée, « trop faible et trop intelligent pour être un bandit » d’après son propre frère, ne veut pas être mêlé aux histoires de gangs. Il rêve de devenir photographe de presse.

Un autre gamin de son age, Petit Dé, va devenir, sous le nom de Petit Zé, un des deux caïds de la favela. L’autre caïd, un blanc, se fait appeler Carotte.

Bientôt, la guerre est déclarée entre les deux gangs.

… Et cette guerre des gangs va durer deux heures et quinze minutes. C’est long, trop long.

On sait que les grandes villes du nord de l’Amérique latine sont extrêmement dangereuses. On sait également que Bogota, Caracas et Rio de Janeiro détiennent le record mondial absolu de dangerosité, qu’on y tue pour trois fois rien et que les enfants sont à la fois les victimes et les caïds des gangs. Au niveau sociologique, La Cité de Dieu apporte un constat saisissant et terrifiant.

Mais au niveau cinématographique, le Rio de Meirelles est très loin de valoir le Mexico de Buñuel. Le Jaïbo de Los Olvidados était présenté comme une petite gouape, mais on comprenait pourquoi et comment il était devenu un sale type, un « chien galeux ». Le Petit Dé de La Cité de Dieu est un être gratuitement sadique, en tous cas présenté comme tel, et entre deux coups de feu, on ne peut pas saisir ses motivations ou comprendre le personnage. On a, du reste, assez de mal à comprendre quoi que ce soit dans ce scénario à la fois squelettique et haché, tourné à l’esbroufe et désespérément répétitif. On admire la direction d’acteurs (tous remarquables), mais on se prend à attendre désespérément qu’ils s’entretuent pour que le film puisse, enfin, se terminer.

lundi 9 mars 2026

Rodan


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Sora no daikaijû Radon (空の大怪獣 ラドン) (Rodan) d’Inoshiro Honda (1956)


De vilaines bébêtes, du genre préhistoriques et sournois, terrorisent et tuent.

 

Elles font un petit encore plus méchant.

On peut y trouver un certain intérêt historique du fait que le réalisateur est l’inventeur de Godzilla et des films de monstres japonais.

On peut être cynique, mais pas trop regardant et se taper sur les cuisses au nom du 23ème degré.

On peut aussi trouver ça immonde, parfaitement ennuyeux, mal foutu, mal tourné et mal joué. C’est mon cas !

dimanche 8 mars 2026

La Chute de l’empire américain


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La Chute de l’empire américain (2018) de Denys Arcand

Pierre-Paul Daoust, docteur en philosophie, est chauffeur-livreur.

Et c’est lors d’une livraison qu’il assiste à la fin d’un hold-up dans un magasin discount : il est témoin de la mort de deux personnes, un des braqueurs et un agent de sécurité, alors que le deuxième braqueur s’enfuit, blessé, en abandonnant les sacs contenant le butin.

Pierre-Paul s’en saisit et a le temps de déposer l’argent chez lui. Dans un premier temps, il profite de cette soudaine richesse pour se payer les services d’une somptueuse call-girl, Aspasie, une des plus chères de Montréal.

Comme il craint de se faire remarquer par la police (ce qui est déjà le cas avec la call-girl), il fait appel à un repris de justice, Sylvain Bigras, grand expert des placements financiers.

Le problème du film, c’est à la fois son titre et la façon dont il nous a été « vendu », y compris par Denys Arcand lui-même.

Le titre fait référence directement à La Chute de l’empire romain d’Edward Gibbon, ouvrage encyclopédique incontournable pour toute personne s’intéressant au sujet.

Mais pour le public, la vraie référence, c’est Le Déclin de l’empire américain, film du même Denys Arcand de 1986 qui fut suivi par un deuxième volet Les Invasions barbares, 17 ans plus tard qui mettait en scène les mêmes personnages.

Or ici, on nous présente le film dont il est question comme la suite des Invasions barbares alors qu’il ne s’agit pas des mêmes personnages. D’ailleurs, il n’y a que deux comédiens du diptyque qu’on retrouve ici, Remy Girard et Pierre Curzi, et les rôles qu’ils interprètent n’ont rien à voir avec les personnages qu’ils incarnaient dans les deux films précédents.

En dehors de cette petite ambiguïté, le film est une solide comédie policière, très drôle, dans laquelle le discours politique, comme toujours chez Arcand n’est jamais très loin.

Une bonne comédie, et celle-ci est bonne, se doit d’avoir le bon casting et, ici, les comédiens sont excellents : en dehors des deux arsouilles précitées (je parle de leurs personnages, bien sûr !) Sylvain « The Brain » Bigras et Maître Wilbrod Taschereau, il y a Alexandre Landry (Pierre-Paul), Maripier Morin, Aspasie/Camille, la call-girl au grand cœur, Louis Morisette et Maxine Roy, le duo de flics, très attachants au bout du compte.

Le film est mené tambour battant et le rythme gagnerait un peu sans la romance Pierre-Paul/Camille qui a un peu tendance à tout ralentir.

Mais tel qu’il est le film est drôle et passionnant.

samedi 7 mars 2026

Sorry, We Missed You

 


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Sorry, We Missed You (2019) de Ken Loach

À Newcastle, Ricky et Abby forment un couple soudé avec leurs deux enfants, Seb et Liza Jane.

Abby est « aide à la personne » et s’occupe de personnes âgées. Ricky, après toute une série de petits boulots, est attiré par le nouveau « miroir aux alouettes » de l’époque numérique, « l’ubérisation », qui donne aux prolos le statut (et surtout l’impression) d’être son propre patron.

Abby vend sa voiture (dont elle avait pourtant un besoin impératif) pour que Ricky puisse acheter une camionnette, son instrument de travail.

Mais il va être pris dans un engrenage épouvantable dans lequel il doit courir tout le temps pour tout juste gagner de quoi vivre.

Ken Loach n’a jamais fait mystère de ses convictions politiques et de son radicalisme marxiste, depuis son premier film Poor Cow (Pas de larmes pour Joy) en 1967.

Mais Ken Loach, comme tout le monde, vieillit : il a eu 83 ans cette année. 33 films plus tard, les convictions sont intactes, mais son style « à la Dickens » est comme lui, il a pris de l’âge !

Et, surtout, ce qui est excessif est sans valeur. Depuis quelques années, Loach a tendance à surligner tout ce qui se rapporte à ce qu’on peut définir comme un néo-esclavagisme, mais souvent, il continue à y mettre un peu d’humour (comme dans Moi, Daniel Blake).

Dans ce film-ci, il ne met aucun humour : le premier tiers qui nous montre le discours mensonger et toxique des promoteurs de cette saloperie qu’on appelle « l’ubérisation » est ce qu’il y a de plus réussi, ainsi que l’impeccable casting.

Pour le reste, Loach a quand même beaucoup trop chargé la mule, cette fois-ci !

vendredi 6 mars 2026

Séjour dans les monts Fuchun


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Chun Jiang Shui (富春山居圖) (Séjour dans les monts Fuchun)

de Gu Xiaogang (2019)

Dans le restaurant qui appartient à l’un de ses fils, une femme fête ses 70 ans entourée de ses quatre fils, leurs compagnes et leurs enfants.

Mais au milieu de la soirée, la vieille dame a un malaise : elle est en train de faire un A.V.C. Du coup, elle doit être prise en charge par ses fils, mais les quatre hommes sont endettés.

Celui qui est propriétaire du restaurant, son fils aîné la prend tout de même.

Séjour dans les monts Fuchun, c’est d’abord un rouleau peint horizontal peint au 14ème siècle par Huang Gongwang.

Tel que je l’ai vu, le film m’a semblé décrire la vie de personnages dotés de caractères qui ont la finesses psychologique de personnages de séries TV.

Mais qui suis-je pour juger ? Je suis quelqu’un qui a dormi pendant la première demi-heure du film et a piqué quelques mini-roupillons pendant le reste du film.

Alors, à revoir… ou pas !...

jeudi 5 mars 2026

Sound of Noise

 


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Sound of Noise (2008) d’Ola Simonsson et Johannes Stjarne Nilsson

Dans la famille Warnebring, on est musicien de père en fils : le père était chef d’orchestre, la mère est pianiste et Oscar, le plus jeune fils a repris la baguette de son père.

Seul Amadeus (devinez pourquoi ses parents lui ont donné ce prénom), qui est flic, n’a rien à voir avec la musique. Et pour cause ! Il déteste ça.

Pendant ce temps, Sana et Magnus recrutent six percussionnistes en vue de la représentation unique de la dernière œuvre de Magnus « Pièce pour ville en six mouvements ».

Et l’exécution de cette œuvre exige certaines actions un peu hors-la-loi, comme l’utilisation d’un malade et d’une salle d’opération pour le premier mouvement, un (faux) hold-up dans une banque pour le deuxième, etc…

Amadeux Warnebring est chargé de l’enquête.

Anticonformiste, décalé et surtout drôle, c’est ainsi qu’on a classé ce film inclassable. Le scénario est aussi inventif que la partition de Magnus et la mise en scène aussi originale que l’exécution du concert lui-même.

Du coup, on regrette un peu de ne pas « entendre » l’œuvre jusqu’au bout puisque le film s’arrête au quatrième mouvement.

Il est vrai que l’intrigue policière n’est pas un prétexte très convaincant, mais elle ne nuit pas au film, à cette œuvre « potache et musicale ».

dimanche 1 mars 2026

Nuits d’ivresse printanière


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Chun Feng Chen Zui De Ye Wan (春風沉醉的晚上) (Nuits d’ivresse printanière) de Lou Ye (2009)

Wang Ping et Jian Cheng sont amants. Mais Wing Ping est marié et sa femme, le fait suivre par un détective privé Luo Hai tao. Mais elle ne soupçonne pas que la liaison de son mari est un homme.

 

Après le scandale que provoque la femme de Wang Ping, Jian Cheng le quitte et il rencontre Luo Hai tao avec qui il a une liaison torride. Li Jing, ex-petite amie de Luo Hai tao, se joint au couple pour quitter la ville.

Lou Ye est un cinéaste courageux. Après avoir parlé de la jeunesse paumée de Shanghaï dans Week-end Lover, son premier long métrage, après que son deuxième long métrage Suzhou River a été interdit en Chine, il réalisera un film sur le conflit sino-japonais dans les années 30 et surtout Une jeunesse chinoise où il est question des évènements de la place Tien An Mein, ce qui lui vaudra une interdiction de tourner en Chine pendant cinq ans.

Tout cela est bien beau et exprime de bien bons sentiments, mais tout le monde sait bien qu’on ne fait pas du bon cinéma avec de bons sentiments et donner, au festival de Cannes 2009, le prix du scénario à cette histoire stupide, mal foutue, inintéressante et imbuvable dénote d’une certaine… disons, légèreté.

Si on ajoute à ça une interprétation grotesque, des personnages inintéressants, une musique pesante et prétentieuse, une image d’une laideur à hurler et une réalisation vide jusqu’au vertige, on obtient ce pensum stupide avec scènes de cul homo. Ça fait un peu exotique pour la Chine, mais ce n’est pas très intéressant.