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The Circle (2017) de James Ponsoldt
Mae est opératrice pour un organisme de crédit :
elle reçoit les réclamations des clients mécontents.
Sa
meilleure amie, Annie, travaille pour « The Circle », le réseau
social le plus important du monde. Elle réussit à faire engager Mae.
Mae
est folle de joie et pense que son nouveau travail, très bien rémunéré, va lui
permettre de s’occuper de ses parents : son père a la maladie de
Parkinson.
« The
Circle » est très intrusif. Mae, très impliquée, joue le jeu.
Et gagne du
galon…
A qui
profite les « réseaux sociaux » ?
A ceux qui les ont inventés, à ceux qui
les exploitent, aux publicitaires… Les « réseaux sociaux » sont
gratuits et c’est sur lesdits réseaux qu’est apparu cet axiome « Si c’est
gratuit, c’est vous le produit ! » et sa variante « Si vous ne
payez pas pour ça, vous devenez le produit ».
C’est absolument exact, mais le penser,
est-ce que ça n’est pas déjà un début de paranoïa, même si c’est vrai ?
Au jour d’aujourd’hui, les
« réseaux sociaux » ont envahi la planète pour le pire, mais
certainement pas pour le meilleur. Toutes les bassesses, toutes les peurs,
toutes les paranoïas (Tiens, tiens, on y revient !) s’y affichent avec
tout ce que ça entraîne de théorie du complot, de racisme et du fameux principe
parano du Café du Commerce : « On nous cache tout, on nous dit
rien ! », ferment malsain de tous les populismes.
Tout cela fait de ces « réseaux
sociaux » des « réseaux asociaux ».
Ces réseaux sont à la base de quelques
évènements. Pour le positif, la seule chose à laquelle on pense c’est
le « printemps arabe » et quand on voit le résultat, on est en
droit de se poser la question de savoir si on peut considérer cela comme
positif !
Dans le négatif en revanche, plein de
choses viennent en tête : le djihadisme (dont c’est le principal vecteur
de recrutement), le « marquage » de population et, dans les
dictatures, le repérage des « opposants », ceux que le grand
démocrate Erdogan appelle des « terroristes ».
On attribue même à l’un de ces réseaux
asociaux l’élection du 45ème et dernier en date président des
États-Unis, un vieux fils à papa débile qui passe son temps à twitter « au
lieu de faire son boulot » dit la presse américaine avec une belle (quasi)
unanimité.
Bref, une fois de plus, comme les
alchimistes transformaient le plomb en or, les marchands du temple ont
transformé ce qui aurait pu être une belle invention en belle saloperie.
Et je n’ai même pas mentionné les
incursions dans la vie privée !
C’est de cela qu’il s’agit ici :
oui, après cette longue digression, j’en reviens au film dont je suis censé
parler. Il faut dire… qu’il n’y a pas grand-chose à en dire !...
Le grand film sur les réseaux sociaux
reste à faire : peut-être un documentaire…
Ce gros blockbuster lourdingue devient
très rapidement très américon : tout est surligné, référencé à des
personnages « existants ou ayant existé », mais qu’on ne peut pas
citer (Ah les avocats !). Et c’est lourd, lourd !...
Le casting fait le job (comme les
employés du Circle), mais sans
conviction dans ce thriller poussif, plaisant en de très brefs moments, mais
très très bête !