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I Complessi (Les Complexés)
de Dino Risi, Franco Rossi et Luigi Filippo d’Amico (1965)
Una Giornata decisiva (Une journée décisive) de Dino Risi - Raganelli participe à une journée organisée chez le patron de la société où il travaille. Il a décidé de déclarer sa flamme à la belle Gabriella. Il commence par se mettre à côté d’elle dans le car.
Il Complesso della schiava nubiana (Le Complexe de l’esclave nubienne) de Franco Rossi - Le professeur Gildo Beozi est l’austère père d’une famille déjà nombreuse (4 ans de mariage et son quatrième enfant sur le point de naître) et un très scrupuleux rapporteur des finances du marché commun. Il fait vivre sa famille à son rythme et dans des principes moraux très rigides. Mais une lettre lui apprend que sa femme a, quelques temps avant leur mariage, tourné un film de style « Peplum rose » dans lequel on entrevoit les seins de la très vertueuse épouse du très vertueux professeur.
Guglielmo « il dentone » (Guglielmo « les dents longues ») de Luigi Filippo d’Amico - Lors d’un concours qui décidera du prochain présentateur du journal télévisé du soir, il ne reste que douze candidats dont onze pistonnés et un candidat particulièrement brillant, mais doté d’une dentition quelque peu « excessive ».
C’était la grande époque à la fois des comédies italiennes et des films à sketches. Dans un cas comme dans l’autre, il y a eu des chefs d’œuvres.
Ce n’est vraiment pas le cas ici : le premier sketch est calamiteux, le deuxième banal et très lourd et le troisième, vaguement intéressant.
Une Journée décisive est tiré d’un sujet qu’ils se sont mis à trois à écrire (Ruggero Maccari, Ettore Scola et Marcello Fondato) et c’est Risi qui réalisa. C’est tout de même beaucoup pour cette petite chose grotesque : selon l’humeur, on peut la résumer ainsi : un abruti particulièrement lâche n’a pas le courage de défendre la femme dont il est censé être amoureux, ni celui de repousser les avances « matrimoniales » de la vieille fille de l’entreprise. C’est crapoteux, lourd et d’un cynisme putassier et nauséabond.
Le sujet et le scénario du Complexe de l’esclave nubienne est d’Age et Scarpelli. Il est réalisé par Franco Rossi et bien supérieur au sketch de Risi. Moins étiré et surtout moins outré, il aurait pu être bon.
Guglielmo il Dentone, écrit par Rodolfo Sonego et Alberto Sordi, est réalisé par Luigi Filippo d’Amico. C’est le plus réussi des trois sketches, mais lui aussi est trop caricatural.
On l’aura compris, malgré l’interprétation de Nino Manfredi, Ugo Tognazzi et Alberto Sordi, ces Complexés n’arrivent pas à la cheville des trois classiques du genre, tous trois de Dino Risi : Les Monstres, Les Nouveaux monstres et, encore moins, de Vedo nudo (Une poule un train et quelques monstres), ce chef d’œuvre d’humour qu’aucune chaîne n’a eu la bonne idée de passer depuis plus de vingt ans.







