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The Shanghai Gesture (1941) de Josef Von Sternberg
Shanghai est une cité interlope et cosmopolite où règne le vice et la corruption. Miss Pomeroy, une toute jeune femme qui n’a rien d’une ingénue, est « sauvée » de la police par le docteur Omar qui l’emmène dans la maison de jeu de Mother Gin Sling.
Une autre jeune femme, d’allure plus bourgeoise, vient s’encanailler dans la même maison. Elle prétend se nommer Poppy Smith, mais elle est en réalité la fille de Guy Charteris qui représente un groupement d’intérêt qui a tout intérêt à faire fermer le cercle de jeu de Mother Gin Sling.
Celle-ci va s’employer à dominer Poppy par le jeu et par la drogue pour atteindre son père.
Délaissant les rondeurs tendres et généreuses de la douce Belle Watling de Autant en emporte le vent, la grandiose (et hélas méconnue) Ona Munson se glisse avec maestria dans les somptueux costumes de l’anguleuse et démoniaque Mother Gin Sling, rôle taillé sur mesure par Sternberg pour Marlene Dietrich.
Malheureusement, Ona Munson est plutôt mal entourée : Gene Tierney est grotesque, Victor Mature pitoyable et Walter Huston anémique. Entre la jeune bourgeoise seule, le séduisant docteur qui a le charme d’un lavabo et l’homme puissant et intègre qui s’avèrera un pourri de première, on patauge dans le lieu commun dans ce scénario insipide et sans surprise qui dénonce « l’enfer » (très hollywoodien, donc pas mal édulcoré) de ces cités de perdition qui répugnent et fascinent les Américains.


















