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mardi 24 mars 2026

La Solitude des nombres premiers

 


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La Solitudine dei numeri primi 


(La Solitude des nombres premiers)

de Saverio Costanzo (2010)

 En 1984, Mattia a huit ans. Il a une sœur jumelle, Michela, qui est autiste et que sa mère lui confie tout le temps au motif qu’il est le seul à pouvoir la calmer lorsqu’elle est en crise de panique.

Alice ne veut pas aller skier, mais son père, très autoritaire, ne l’entend pas de cette oreille.

En 1991, Mattia est un adolescent intraverti et Alice est rejetée par les autres filles parce qu’elle est « boiteuse ».

Alice et Mattia se rencontrent.

Le roman de Paolo Giordano racontait de façon linéaire les destins croisés d’Alice et Mattia, leur enfance, leur adolescence et leur rencontre, leurs amours inabouties et leurs retrouvailles après une longue séparation.

Mattia et Alice sont deux êtres brisés comme la sœur de l’un et la jambe de l’autre et ces fractures ne seront jamais réparées.

Costanzo, pour son quatrième film, fait le pari risqué de pulvériser la chronologie du roman en faisant un scénario puzzle.

Lorsque c’est réussi, un scénario puzzle peut donner un film fascinant. Mais l’exercice de style demande du doigté et une totale maîtrise de l’histoire et Costanzo s’est peut-être un petit peu trop surestimé.

De ce fait, il réussit un film maniériste (et un peu maniéré), mais lorsqu’on a terminé un puzzle, il est très désagréable qu’il vous reste des pièces et que vous ayez des trous qui ne correspondent pas à ces pièces.

C’est d’autant plus dommage que ses interprètes sont magnifiques et que sa mise en scène est époustouflante. Alba Rohrwacher (Alice adulte), Luca Marinelli (Mattia adulte), Arianna Nastro (Alice adolescente), Vittorio Lomartire (Mattia adolescent) de même que Martina Albano et Tommaso Neri (Alice et Mattia, enfants) défendent leurs personnages superbement. Isabella Rossellini (Adèle, la mère de Mattia) et Aurora Ruffino (Viola, l’amie perverse d’Alice) sont également grandioses, sans oublier Filippo Timi, le clown énigmatique et inquiétant, qu’on avait également apprécié dans Vincere de Marco Bellocchio et dans L’Heure du crime de Giuseppe Capotondi.

Avec cette mère (celle de Mattia) et ce père (celui d’Alice) qui vont, par leur autorité et par leur emprise, causer le malheur de leurs enfants (c’est Adèle qui « oblige » Mattia à toujours « sortir » sa sœur autiste et le père d’Alice est directement responsable de son accident de ski et de son infirmité), la scénario pouvait aller très loin. Mais le film se prend un peu les pieds dans se propres affèteries et même si on ne passe pas loin d’un excellent film, le résultat est raté. C’est dommage !

 

vendredi 27 février 2026

Source code

 


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Source code (2011) de Duncan Jones

Le capitaine Colter Stevens se réveille en sursaut dans un train de banlieue.

En face de lui, une jeune femme qu’il n’a jamais vue l’appelle Sean. Quelques menus incidents émaillent le voyage. Puis le train s’arrête pour son dernier arrêt avant son terminus, Chicago.

Mais avant d’arriver à destination, le train explose.

Colter se réveille dans un caisson, face à un moniteur vidéo. Le capitaine Colleen Goodwin lui apprend qu’il est le cœur même d’une nouvelle expérience, le « code source ». Ça consiste à le projeter dans le corps d’une victime d’attentat et de revivre les huit dernières minutes de la personne en question.

Le but de l’opération est de lui faire revivre ces huit minutes autant de fois qu’il le faudra pour qu’il puisse démasquer l’auteur de l’attentat dont les autorités savent qu’il ne s’agit que d’un avertissement          avant un autre attentat beaucoup plus meurtrier perpétré par le même auteur.

On a beaucoup évoqué à propos de ce film de Duncan Jones Un jour sans fin d’Harold Ramis.

Un présentateur météo de la télévision new-yorkaise en déplacement professionnel se réveille tous les matins « le même jour ». Après avoir profité, ou tenté de profiter, bêtement, de cette aubaine, la répétition de ce Jour sans fin lui permettait de devenir meilleur. On oscillait donc entre la comédie et la fable et le recommencement permanent du jour en question n’était jamais expliqué.

Ici, nous ne sommes ni dans la comédie, ni dans la fable. On est dans la science fiction et, naturellement, tout doit être expliqué et les explications « scientifiques » sont, comme toujours dans ce genre précis de film, un peu ridicules.

De plus, au bout d’une heure, cette scène de train recommencée pour la sixième ou septième fois finit par lasser.

Mais on se remet en selle assez rapidement et on regarde la fin (heureusement, le film n’est pas trop long) sinon avec plaisir, tout au moins sans ennui.