samedi 8 août 2026

The Hunter

 


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Shekarchi (شکارچی) (The Hunter) de Rafi Pitts (2010)

 Ali, récemment libéré de prison, a trouvé un travail de veilleur de nuit à Téhéran. Du coup, il ne fait que croiser sa femme et sa fille de sept ans.

Lorsqu’un soir, il ne les voit pas rentrer, il va signaler leur disparition à la police et apprend leurs morts lors d’une manifestation.

Il se met en chasse de leur(s) assassin(s).

Rafi Pitts fait partie de la nouvelle vague iranienne. En tant que tel, on peut imaginer qu’il est en délicatesse avec le pouvoir de son pays. The Hunter est son sixième film. Et on se rend bien compte que tout est tourné à l’économie.

Tout cela est compréhensible, mais l’économie n’excuse pas tout. Qu’on reste accroché de (trop) longues minutes sur un plan fixe pour éviter les contraintes d’un champ-contrechamp et de plans de coupes, passe encore si ce n’est pas trop fréquent. Mais s’attarder plus que de raison sur le plan d’un acteur (Rafi Pitts lui-même) au jeu monolithique voire inexistant entourés de comédiens qui ne valent pas mieux dans un scénario ni fait ni à faire aux rebondissements au mieux, prévisibles, au pire, stupides et invraisemblables, ça devient franchement pénible pour le spectateur. D’autant que le personnage semble ne réagir à rien (pas plus à la mort de sa femme qu’à celle de sa fille).

Il y a un an, on pouvait voit Téhéran de Nader T. Homayoun sorti, lui aussi, avec une presse élogieuse, mais quelque peu en deçà de celle de The Hunter qui, pourtant, n’est tout de même pas du même niveau.

Mais il semble que Rafi Pitts qui a vécu à Paris et parle parfaitement le Français, a travaillé au sein de notre cinéma hexagonal, ce qui n’est pas le cas de Nader Homayoun. D’où, peut-être la différence de considération.

Et puisqu’il est question d’économie, disons que puisque tout semble fonctionner à minima, le spectateur peut légitimement se demander s’il ne pourrait pas faire l’économie de ce film-ci.

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