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The Shape of Water (La Forme de l’eau) de Guillermo del Toro (2017)
Elisa Esposito est femme de ménage dans un laboratoire ultra-secret. Nous sommes encore en pleine guerre froide, en 1963.
Depuis des années, elle est muette. Elle a deux amis : Giles, son vieux voisin, un graphiste homosexuel aussi seul qu’elle et sa collègue Zelda.
Un jour, on apporte un étrange caisson dans le labo où elle travaille.
Un officier brutal, Richard Strickland, accompagne ce caisson qui contient une créature étrange, capturée en Amérique du sud et qui était vénérée par les Indiens.
Bien sûr, la créature fait penser (et c’est volontaire) à L’Étrange créature du lac noir de Jack Arnold en 1954.
Le problème c’est que c’est le seul (très vague) intérêt du film. On a appris que Del Toro avait six ans quand il avait découvert le film d’Arnold.
Mais en 1954, L’Étrange créature du lac noir était une série B et c’est en tant que série B qu’on l’aimait. Traduit en série A, plus de soixante ans plus tard, sorti avec tambours, trompettes et oscar (en fait le plus prestigieux des oscars, celui du meilleur film !), on voit surtout une grosse production survendu et sans grand intérêt.
De plus, le film est passablement ennuyeux et traine en longueur.
Une femme muette tombe amoureuse d’une créature étrange (comme l’indique le titre français du film original), car c’est le seul être qui peut tomber amoureux d’elle.
Pour meubler sa coquille vide, Del Toro nous donne un agent de l’armée plus con que la moyenne, un vieil homme graphiste, artiste raté et homosexuel très triste et revenu de tout et une collègue-amie mal mariée à un sinistre crétin qui va s’avérer, en plus, passablement salaud.
Ils sont respectivement interprétés par Michael Shannon, Richard Jenkins et la grande Olivia Spencer qui nous a laissé les souvenirs de ses grandes interprétations dans Les Figures de l’ombre ou La Couleur des sentiments entre autres. Et ils sont tous parfaits comme est parfaite Sally Hawkins dans le rôle d’Elisa Esposito.
Mais faire de ce truc l’oscar du meilleur film !... Décidément, Hollywood ne s’arrange pas !

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