jeudi 20 août 2026

La Confrérie des larmes

 


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La Confrérie des larmes (2013) de Jean-Baptiste Andrea

 Gabriel, jeune veuf et ancien flic, vit avec sa fille Juliette. Il a de gros problèmes d’argent.

Aussi accepte-t-il l’offre d’un ancien voyou qui lui propose de reprendre son travail : il s’agit de convoyer des mallettes. Il n’y a rien d’illégal dedans, mais la seule condition pour Gabriel de garder ce très lucratif boulot, c’est de ne jamais tenter d’ouvrir les mallettes.

Il commence par « faire une livraison » en Chine et tout se passe bien. Mais lorsqu’il doit livrer à Bruges, il rate son train.

Comment élabore-ton une intrigue de polar ?

Est-ce qu’on commence par la fin, par la résolution ? Il n’y a plus, ensuite qu’à multiplier fausses-pistes et chausse-trappes pour empêcher le héros (et donc le lecteur/spectateur) de trouver cette vérité qui est la base de l’œuvre.

Ce n’est certes pas la solution la plus facile, mais c’est la seule qui permette de ne pas se prendre les pieds dans le tapis.

Car l’autre méthode, celle qui consiste à naviguer à vue et à inventer l’intrigue et sa résolution au fur et à mesure qu’on l’écrit peut mener à certains couacs difficiles à rattraper.

Ça peut mener aussi à un pauvre polar grotesque et passablement prétentieux dont la résolution est, en soi, un monument de ridicule.

C’est le cas ici.

Le film commence plutôt bien, même s’il joue dés le départ sur des codes éculés. De plus, il ne faut pas plus de quelques minutes pour s’apercevoir que le réalisateur/scénariste est incapable de dialoguer (on retrouve dans ce fatras LA réplique qui me donne des boutons : « Elle était juste au mauvais endroit au mauvais moment »).

La direction d’acteurs ne semblent pas être son fort non plus ; ils sont tous mauvais (Jérémie Rénier, Audrey Fleurot, Bouli Lanners et tous les autres...).

Et la bonne impression que nous avait donné le rythme du film dans la première demi-heure s’estompe complètement.

Plus grave ! Lorsqu’on voit des plans d’Istanbul sous un soleil d’été, style dépliant touristique, pour enchainer sur la même ville, « le même jour », grise et sous la neige, on se dit qu’il ne sait ni dialoguer, ni scénariser, ni mettre en scène, ni filmer.

Et il faut attendre la fin pour s’apercevoir qu’il ne sait pas torcher une histoire convenable non plus.

Visiblement, il a aussi des problèmes pour trouver un titre à son navet, car je défie quiconque de m’expliquer ce titre ronflant et bête.

Alors, à part avoir travaillé à Hollywood (ce qui est à la portée du premier crétin pistonné venu !), où est le talent de monsieur Andréa ?

Peut-être a-t-il juste assez de talent, en bon salonard parisien, pour trouver des producteurs assez gogos pour investir leur argent dans ce navet labélisé !

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