jeudi 6 août 2026

Le Concours


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Le Concours (2016) de Claire Simon

L’amphithéâtre de Nanterre où a lieu l’épreuve écrite éliminatoire du concours d’entrée à la Femis est pleine à craquer.

Pourtant à la fin des épreuves, ils seront moins d’une centaine à être admis dans la prestigieuse école.

Car après l’épreuve écrite d’admissibilité, il y aura une série d’oraux qui décideront de l’intégration (ou non) du candidat.

Compte-tenu de certains « chefs d’œuvres » du cinéma hexagonal qu’on nous infuse comme autant de purges et qui nous poussent à nous demander si on est vraiment sûr de ne pas être masochiste, on a un peu peur quand commence ce « concours » d’assister à un numéro de nombrilisme morbide, enfin je veux dire, morbide pour nous !

Le fait est que certains de ces…branleurs apprentis cinéastes réussirent à cornaquer la profession cinématographique et ses satellites -principalement les critiques- qui vont encarter ces pignoufs dont on nous impose les « œuvres ».

Mais, au bout du compte, on les voit peu, les boutonneux et ceux qu’on voit ne semblent pas être les plus « virulents ». Les vraies stars du film (puisque c’est un film, il faut bien des stars !...), ce sont les jurés et leurs réflexions.

Bien que « figurants » dans tous les sens du terme, les candidats cèdent le pas aux jurés qui apprennent à devenir jurés devant nous pendant que les candidats passent leurs épreuves.

Il est quelquefois question d’un candidat parfaitement antipathique, voire « fou », mais dont on pressent le talent ou d’une candidate qui, je cite, « se masturbait sur ses rushes avec les Notes sur le cinématographe de Robert Bresson à la main ».

En fait, Claire Simon (et elle l’a dit) n’était intéressée que par un « Concours » et non par le « Concours de la Femis ».

Claire Simon a choisi la Femis parce qu’elle y enseigne, mais ç’aurait tout aussi bien pu être Sciences Po, Centrale ou X.

Bien sûr, s’il était plus axé sur la Femis, Le Concours nous permettrait peut-être de mieux comprendre comment on peut se faire produire une « œuvre » souvent médiocre, mais qui a coûté très cher.

Mais ce n’est pas ce qui intéressait Claire Simon et, au bout du compte, elle a un tout petit peu raison, non ?

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