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Le Confessioni (Les Confessions) de Roberto Andò
Le directeur du F.M.I. rencontre les responsables des finances des pays du G8.
Il y a aussi Roberto Salers, un prêtre. Le directeur du F.M.I. lui demande de venir le confesser.
Le lendemain, on retrouve le cadavre du directeur du F.M.I. étouffé dans un sac plastique.
Il serait temps que le cinéma italien cesse de nous imposer Tony Servilo qui doit avoir, en quelques années, la filmographie de Marcello Mastroianni dans les années 50 et 60.
Or Servilo n’a pas grand-chose à voir avec le beau Marcello : tout le monde n’est pas forcément sensible à son charisme très « troisième âge » !
Mais Servilo est surtout, et c’est ce qu’on peut lui reprocher, l’interprète favori d’un cinéma italien très mode, très bien-pensant, aux fausses audaces, aux approximations scénaristiques et aux médiocres envolées lyriques, bref à ce que le cinéma italien nous a donné de pire, le crapoteux Sorrentino dont Roberto Andò semble par son « faux chic », être un émule, même s’il est un tout petit peu moins mauvais (et fêté !).
Le cinéma médiocre semble souvent fonctionner à coup de fausses bonnes idées qui étaient à la base de vraies bonnes idées qu’un certain manque de talent a dévoyées.
Cependant, on ne peut pas dire que le très plat Vivà la liberta soit basé sur une idée bouleversante d’originalité : un homme d’état qui a envie de retrouver « la vraie vie des vrais gens » se fait remplacer par son frère jumeau dont la « fraicheur » va sauver la présidence de son frère face aux virtuoses de la langue de bois.
Ici, c’est moins tape-à-l’œil et beaucoup moins « déjà vu plus de mille fois ». Les ministres des finances du G8 et le président du F.M.I. est retrouvé mort assassiné ou suicidé alors qu’on apprend qu’il s’est confessé juste avant.
Le fait est qu’on ne s’ennuie pas (trop) et qu’il y a même un certain suspense. Mais le film est dépassé par ses propres enjeux.
Il pourrait s’interroger, par exemple, sur une poignée d’individus pas plus doués que d’autres à qui le hasard a confié notre avenir économique, donc, de nos jours, notre avenir tout court, une problématique à laquelle s’ajoute celle de celui qui détient le secret de celui qui détient le pouvoir.
Ça, c’était si le film était réussi, bien écrit, pensé et s’attachait à raconter une histoire et non à se dire : « Je suis bien foutu, non ? »
Et bien vraiment et sans appel, NON !!!

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