lundi 27 juillet 2026

Broadway Therapy


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She’s Funny that way (Broadway Therapy) de Peter Bogdanovitch (2015)

Arnold Albertson est un metteur en scène de Broadway. Avant que sa femme Delta Simmons n’arrive à New-York pour commencer les répétitions de la pièce de Joshua Fleet dont elle est l’interprète principale et dont Arnold est le metteur en scène, pour ne pas passer sa soirée seul, il décide d’appeler Vicky, comme il le fait chaque fois qu’il est seul à New-York.

Vicky est une maquerelle d’Escort Girls et elle lui envoie une call girl qui voudrait laisser tomber la prostitution pour devenir comédienne sous son vrai nom, Izzy Paterson.

Après avoir passé la nuit avec Izzy, Arnold retrouve Delta et Joshua.

Izzy se présente pour le premier rôle secondaire. Lorsqu’elle s’aperçoit que le metteur en scène est Arnold, elle voudrait partir, mais Delta et Josh, impressionnés par sa prestation, la retiennent, au grand dam d’Arnold.

Avant d’être réalisateur, Peter Bogdanovitch est historien du cinéma et, comme tous les historiens du cinéma, lorsqu’il réalise un film, il se croit obligé de fourrer des références un peu partout.

En 1971, j’avais vu The Last Picture Show (La Dernière séance) qui, comme l’indique son titre, se référait directement au cinéma. J’avais bien aimé le film, mais je n’en ai pas le moindre souvenir, si ce n’est que je l’avais vu au Studio Raspail, une salle que j’affectionnais particulièrement.

L’année suivante, je me souviens parfaitement, en revanche, de What’s Up Doc ? (On s’fait la valise docteur ?), hommage (et un peu remake aussi) de Bringing Up Baby (L’Impossible monsieur Bébé) dans lequel on pouvait voir Ryan O’Neal et Barbra Streisand plus drôles qu’ils ne l’ont jamais été.

Depuis, je n’avais plus rien vu et c’est sur le seul nom de Bogdanovitch que je me suis déplacé.

Soyons clair, c’est un peu une déception. Ça se veut du Woody Allen, mais c’est épais, ça louche sur Feydeau, mais c’est poussif. Rien à voir donc, ni avec l’un, ni avec l’autre.

Restent les péripéties drolatiques occasionnés par les relations entre les personnages : Arnold veut tromper sa femme avec une call girl qui se fait draguer par l’auteur de la pièce qu’il met en scène, auteur qui est, lui-même, le petit ami de la psy de la call girl et le fils d’un vieux détective privé chargé par un vieux client de ladite call girl de la surveiller.

Ce n’est pas déplaisant, on rit un peu, c’est assez pataud et c’est vite oublié.

C’est assez bien joué : Jennifer Aniston, descendue par la critique, est, en ce qui me concerne, la meilleure du film en psy complètement allumée et idiote, elle est même assez inoubliable, contrairement au reste du film.

Onen Wilson, « piqué » chez Woody Allen, est toujours aussi mou de veau.

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