lundi 6 avril 2026

Citizenfour


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Citizenfour (2015) de Laura Poitras

Edward Snowden et d’autres cadres de la N.S.A. ont été éconduits par l’administration Obama, après avoir demandé une moralisation de certaines collectes de données illégales en 2009.

Snowden entre en contact avec Greenwald, journaliste au Guardian en décembre 2012 et un mois plus tard, il se met en rapport de manière anonyme avec la documentariste Laura Poltras.

L’identité de Snowden ne sera rendue publique qu’en juin 2013.

Pendant que Snowden raconte à Greenwald tout ce qui concerne les écoutes illégales de la N.S.A., les Américains et leurs laquais britanniques usent de tous les moyens de pression possibles pour stopper Greenwald et Poltras, allant jusqu’à retenir 9 heures en détention le compagnon de Greenwald.

Même si je regrette d’avoir quelque peu « zappé » la première demi-heure du film pour une raison sur laquelle je m’étendrai pas (c’est le cas de le dire !) tant elle m’est habituelle (surtout les premières demi-heures de film), même si je regrette ça, dis-je, je dois dire que le reste est passionnant.

Et je dois dire qu’on est assez subjugué (et pensif) devant les méthodes semi-gestapistes employées par les agents tant américains que britanniques : menacer la vie de proches ou de parents de quelqu’un qu’on voudrait avoir sous la main, ça évoque un peu le KGB, non ?

Et c’est précisément un ex-patron du KGB, le peu fréquentable Vladimir Poutine, qui sera le seul chef d’état à accorder un asile politique à Snowden.

Le film ne fait aucun commentaire là-dessus et c’est tant mieux : après tout, quand vous risquez 127 ans de prison de la part de « la plus grande démocratie du monde » pour avoir fait œuvre de salut public en dénonçant les turpitudes crapoteuses et cancanières de ladite démocratie, vous allez vous abriter là où vous pouvez.

Ciment, le Diafoirus foireux de la critique cinématographique française, en vieux con américano-maniaque qu’il est (maître de conférences en civilisation américaine à Paris VII) a dénoncé, la bouche en cul de poule, le « comportement » de Snowden et s’est cru obligé, au nom de ça, de vilipender le film. Pauvre type !

Revenons au film. Il est bon, bien fait, passionnant et se regarde un peu comme un thriller.

Un thriller dont le grand méchant serait l’oncle Sam.

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