*
So Big (Mon grand) de Robert Wise (1958)
Selina, à la mort de son père, devient institutrice dans un petit village. Elle loge chez une famille d’origine hollandaise dont le fils ne va plus à l’école. Selina s’aperçoit qu’il est doué pour le piano et elle devient son amie.
Elle fait la connaissance de Pervus de Joug, un veuf qui l’épouse. Elle a un fils, Dirck qu’elle appelle « mon grand ».
Pervus meurt et Selina va continuer à se battre seule pour que son fils devienne architecte.
Le film commence en mélodrame rural et finit en mélodrame bourgeois. Sterling Hayden et Jane Wyman nous offrent quelques moments qui auraient pu être beaux, mais on ne croit pas une minute à l’histoire de cette femme qui met un point d’honneur à ne rien devoir à personne, mais qui fera fortune grâce à une amie d’enfance retrouvée « par hasard », péripétie qui ressemble furieusement à l’issue de secours de scénaristes à la dérive.
Seule l’interprétation est tout juste passable dans ce navet sans le moindre intérêt à plus d’un titre. Car, si l’on met à part la platitude de la réalisation de Wise, on ne comprend vraiment pas ce qui a pu pousser trois producteurs successifs à réaliser trois adaptations de ce roman d’Edna Ferber dont il y a fort à parier qu’il ne fait pas partie des fleurons de la littérature américaine.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire