mercredi 4 février 2026

Qu’il est étrange de s’appeler Federico


 =

Che strano chiamarsi Federico (Qu’il est étrange de s’appeler Federico)

d’Ettore Scola (2013)

 Federico Fellini, à peine arrivé à Rome à la fin des années 30, entre au journal Marc Aurelio comme caricaturiste.

C’est là qu’Ettore Scola débute également sa vie professionnelle romaine dix ans plus tard (il avait onze ans de moins que Fellini).

Et c’est là qu’ils se rencontrent avant de prendre tous deux avec quelques uns de leurs collègues (dont Agenore Incrocci et Furio Scarpelli, plus connus sous le pseudonyme d’Age et Scarpelli), le chemin de Cinecittà.

Fellini était un menteur. Damian Pettigrew intitula le documentaire qu’il consacra à l’œuvre du grand Federico en 2003 Sono un gran bugiardo (Je suis un grand menteur).

Il essayait de faire croire qu’il était la réincarnation d’un empereur romain de l’époque de la décadence, bien sûr.

Et comme il était génial, on pouvait se laisser aller à y croire.

Scola a (ou avait ?) beaucoup de talent, mais il n’a jamais eu le génie d’un Fellini, d’un Visconti ou d’un Pasolini.

Ici, il chausse de ridicules échasses pour tenter de nous faire croire qu’il peut faire du Fellini : et naturellement, il croit qu’avec deux ou trois gros nichons et quelques créatures bizarres, il va y arriver.

Faut-il que monsieur Scola ait beaucoup vieilli pour croire que ça pouvait marcher ! Il n’y avait qu’un seul cinéaste qui puisse parodier Amarcord ou Roma : il s’appelait Federico Fellini et il est mort il y a vingt et un ans.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire