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State Fair (La Foire aux illusions) d’Henry King (1933)
(Ciné-Classics – 11/04/00)
Abel Frake va se rendre à la foire aux bestiaux pour présenter son verrat « Blue Bird » qu’il espère faire gagner aux concours agricoles. Toute la famille se prépare donc à aller passer quelques jours en ville : Melissa Frake, la femme d’Abel qui concourre pour le prix de la meilleure cuisinière, leur fils Wayne et leur fille Margy.
Toute la famille est très excitée. La foire est en effet la seule sortie annuelle dans cette famille de paysans.
C’est un petit film très agréable d’une époque où les paysans au cinéma n’étaient ni les grands héros modernes, ni des bouseux. Louise Dresser dans le rôle de la mère nous offre quelques bons moments comme celui où elle apprend son triomphe ou lorsqu’elle consent, avec un sourire malicieux, à accompagner son mari qui veut voir des danseuses. Autre personnage d’importance, « Blue Bird », le verrat, tour à tour neurasthénique ou ombrageux, mais toujours cabot.
Reste l’exquise Janet Gaynor qui est, par sa grâce et paradoxalement, le gros handicap de ce film charmant : sa délicieuse ingénuité lorsqu’elle arrive à la foire nous renvoie à l’escapade du couple en ville dans un authentique chef d’œuvre, la sublime Aurore de Murnau. Le film de King ne peut souffrir de la comparaison et c’est un peu injuste.

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