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Starbuck (2011) de Ken Scott
David Wosniak travaille avec ses deux frères et son père dans la boucherie en gros familial. Il n’est pas très doué, pas très travailleur et a perpétuellement des problèmes d’argent qui le font côtoyer des personnages peu recommandables et… dangereux !
C’est également pour des raisons d’argent que, dans les années 80, il vendait son sperme sous le pseudonyme de Starbuck.
Alors qu’il vit une liaison « sérieuse » avec Valérie qui vient de lui annoncer qu’elle est enceinte, « Starbuck » apprend ainsi qu’il est le géniteur de 533 enfants dont plus de 200 voudraient connaître leur père biologique.
Immense succès dans « la belle province », le film de Ken Scott a récolté quelques éloges et un succès mitigé chez nous.
C’est drôle, très enlevé, très bien dialogué et remarquablement interprété la palme allant à la fois au rôle principal (Patrick Huard) et au rôle secondaire de son avocat (Antoine Bertrand) qui hérite des dialogues les plus drôles.
On s’attache très vite à ce personnage lunaire, adolescent géniteur de 533 enfants alors qu’il n’est même pas sûr de pouvoir assumé une seule paternité.
Certains esprits chagrins y ont senti un « arrière goût moralisateur ». On se demande bien où !
Ce doit être son statut (revendiqué) de « Feel Good Movie » qui fait ça : décidément, cette catégorie de films n’a pas la carte.

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