Spotlight (2015) de Tom McCarthy
Spotlight, c’est une petite équipe de journalistes d’investigation au sein du Boston Globe, le grand quotidien bostonien.
Ils sont six et ils commencent à enquêter sur des soupçons de cas de pédophilie au sein de l’église catholique de Boston.
Ils découvrent que, non seulement des prêtres catholiques se sont livrés à des actes pédophiles sur des mineurs dont ils avaient la responsabilité mais également qu’une fois les faits avérés, ils ont bénéficié d’une omerta, voire d’une réelle protection de la part de leur hiérarchie, jusqu’aux plus hauts niveaux.
Evidemment, en mars 2016, tout ça raisonne assez familièrement dans nos oreilles de français alors que tous les médias déversent de journaux en magazines, de brèves en enquêtes approfondies, des faits de pédophilie que l’actuel cardinal de Lyon aurait couverts par son silence, allant jusqu’à promouvoir certains des prêtres pédophiles en question.
Le film, extrêmement classique, voire académique dans son traitement, n’offre aucune surprise.
On pense, bien sûr, aux classiques du genre, comme Les Hommes du président. Mais c’est plutôt moins bien fait que le film de Pakula
Ça se laisse voir, c’est bien joué, c’est vite oublié et, comme souvent dans les films américains, ça se perd dans les méandres procédurales de la constitution qui régit toutes les lois américaines, avec par-dessus, l’ombre tutélaire du sacro-saint « premier amendement » de ladite constitution qui régit la liberté de la presse.
Du coup, le film devient un peu confus, mais tout de même très intéressant.
De là à le sacrer meilleur film de l’année… !

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire