mardi 14 avril 2026

City of Hope

 


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City of Hope (1992) de John Sayles


Nick Riccardi est le fils d’un important entrepreneur de travaux publics Joe Riccardi. Avec deux loubards, il participe à un cambriolage dans une boutique de nuit. Ses deux complices sont arrêtés. Carl, un garagiste magouilleur qui « fricote » avec l’assistant du procureur, était au courant du projet de hold-up et dénonce Nick, ce qui va permettre aux hommes de main du maire qui est lui-même à la solde des promoteurs, de faire pression sur Joe pour qu’il ferme les yeux sur l’incendie d’un des immeubles de logements sociaux dont il est propriétaire.

 

Pendant ce temps, Wynn, un conseiller municipal noir, se bat sur deux fronts : il doit lutter à la fois contre les magouilles des politiciens blancs corrompus et contre les manœuvres démagogiques des militants noirs à la solde des « noirs extrémistes ».

Les magouilles populistes d’une municipalité « WASP » et l’acharnement politicard de « La Nation de l’Islam » mettent le feu aux poudres dans une petite ville du New Jersey.

La dénonciation est efficace et le film d’une grande virtuosité, comme toujours chez John Sayles, principalement dans la fluidité avec laquelle on passe d’un personnage à l’autre. On penserait aux meilleurs Altman (Un mariage ou Short Cuts), si ce n’était le manichéisme des personnages.

Bien que moins réussi que Lone Star, City of Hope est une œuvre de qualité, peut-être un peu trop longue et avec quelques facilités sur la fin.

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