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The Silver Cord (1933) de John Cromwell
Un jeune marié amène son épouse pour la première fois dîner chez sa mère, alors que son jeune frère est, lui, accompagné d’une jeune fille qu’il veut épouser. Mais leur mère, possessive à l’excès, n’accepte pas de perdre ses fils. Doucereuse, mielleuse et retors, la vieille ne fera qu’une bouchée de la jeune fille, mais aura un peu plus de mal avec l’épouse de son fils aîné.
Classique jusqu’à la platitude, The Silver Cord souffre indéniablement de son origine théâtrale, comme de son interprétation théâtrale.
Laura Hope Crews, dont on se souvient des adorables anglaises qu’elle portait dans le rôle de la tante Pittypat d’Autant en emporte le vent, se tire à merveille d’un rôle difficile. Le reste de la distribution est plus convenue : bien que les talents de Joel Mac Crea, Irene Dune et Frances Dee ne soient pas en cause, ils en font trop, ou pas assez. On comprend bien qu’ils n’ont pas été dirigés du tout. Avec un peu plus de finesse et une direction plus musclée, le film eut pu être, sinon un chef d’œuvre, du moins un film attachant. C’est dommage !

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