samedi 26 septembre 2026

Cornered


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Cornered (1945) d’Edward Dmytryk


Gérard, pilote canadien, est libéré d’un camp de prisonniers en Allemagne. Il est démobilisé en Angleterre, mais au lieu de rentrer au Canada, il se rend clandestinement en France pour éclaircir les circonstances du décès de sa femme, une résistante française qui fut dénoncée aux allemands et assassinée. Son beau-père lui révèle que le dénonciateur serait un certain Jarnac qui passe pour mort, ce que personne ne croit.

 

La piste de ce Jarnac conduit Gérard en Suisse, puis à Buenos Aires où se trouve madame Jarnac. Gérard ne tarde pas à se rendre compte qu’il gêne non seulement les nazis et les ex-collaborateurs, mais également ceux qui tentent de les traquer.

Toujours le fameux syndrome du Grand sommeil : on complique l’histoire pour lui donner une patine plus obscure et la rendre plus difficile à déchiffrer. Mais une fois de plus, l’élève ne peut rivaliser avec le maître et le film n’approche à aucun moment le chef d’œuvre de Hawks.

Il ne peut d’ailleurs pas plus rivaliser avec Adieu ma jolie dû au même Dmytryk avec le même Powell réalisé un an avant celui-ci.

Reste un polar agréable et bien réalisé, malgré un relatif académisme qu’on ne trouvait heureusement pas dans le film précédent. Il y a cependant quelques audaces fugitives ici ou là, mais tout cela reste bien convenu.

Et puis ce pauvre ex-pilote n’a pas le charisme de Philip Marlowe, même incarné par le même comédien.

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