dimanche 27 septembre 2026

Shaft, les nuits rouges de Harlem

 


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Shaft (Shaft, les nuits rouges de Harlem) de Gordon Parks (1971)

 John Shaft est détective privé à New York ; il a des rapports heurtés, mais somme toute pas trop mauvais, avec les flics du coin.

 

Un caïd de la mafia noire fait appel à ses services : sa fille vient d’être enlevée et il soupçonne les « activistes noirs » (genre « Black Panthers ») d’avoir fait le coup.

Bouh ! C’est pas beau de vieillir !

Shaft fut le film-phare de la « Blaxploitation » ; il faut dire que c’est le premier film du courant en question produit par un grand studio (feue la M.G.M., en l’occurrence).

Pressenti pour le rôle-titre, Isaac Hayes composa la partition célébrissime dont on ne sait trop si elle dut son succès à la vague « Soul » où si elle fut précisément la créatrice de cette vague.

Mais c’est justement le style Soul qui a assez mal vieilli, même si des vieux croutons dans mon genre ont un gros coup de nostalgie lorsqu’ils entendent The Temptations ou… Isaac Hayes.

La musique a cependant moins vieilli que le reste du film. Montrer un polar où gentils et méchants étaient noirs était probablement une révolution à l’époque qui faisait passer l’indigence du scénario et la médiocrité de l’interprétation (Richard Roundtree, en tête).

Mais maintenant, ça ne passe plus. C’est tout simplement imbuvable !

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