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Silent Running (1971) de Douglas Trumbull
Sur un vaisseau interstellaire, Freeman Lowell est chargé de l’entretien de gigantesques forêts plantées dans quatre serres après la disparition de toute végétation sur terre.
Mais les autorités décident de faire sauter les quatre serres. Les trois compagnons de voyage de Lowell s’exécutent, mais il ne peut s’y résoudre. Il tue ses trois collègues et, pour s’éloigner des autres vaisseaux, il se dirige vers Saturne.
Ainsi isolé, il se retrouve seul avec trois robots pour diriger son vaisseau et sauver sa forêt.
Une preuve de plus, s’il en était besoin, que les meilleures intentions ne font pas toujours (et font même rarement) les meilleurs films.
Certes Silent Running contient de jolis moments, notamment dans les rapports entre Lowell et ses robots Riri, Fifi et Loulou (sic !). Et la dernière demi-heure est parfois émouvante.
Mais trop, c’est trop ! Avec ces « adorables petits lapins posés sur leurs petits culs », ses petits robots qui finissent par ressembler à des lapins (bien, qu’en fait, ils soient les frères aînés des robots de Star Wars), son écologie abstraite (très années 70) et les chansons de Joan Baez, la mièvrerie post-soixante-huitarde de ce machin relègue E.T. au niveau du cynisme des Rapaces de Von Stroheim ou de La Soif du mal de Welles.

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