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Corinna, Corinna (1994) de Jessie Nelson
Singer, un jeune compositeur, vient de perdre sa femme. Il se retrouve seul avec sa fille Molly. Celle-ci n’a plus prononcé un mot depuis la mort de sa mère.
Il engage Corinna pour s’occuper de Molly. Cette nounou noire extravagante permet à la petite fille de retrouver la parole et le sourire.
Bientôt, Corinna deviendra indispensable à la petite fille et à son papa.
Les années trente à Hollywood savaient habilement mélanger la comédie et le mélo. Le genre a eu ses lettres de noblesse.
Mais rien de tout ça, ici. L’histoire d’amour entre le bon maître blanc et la « pov’négwesse » est politiquement correct jusqu’au gluant.
D’ailleurs, tout est gluant : la sale gamine, vaguement autiste, puis qui ne l’est plus, Woopi Goldberg qui fait son numéro habituel sans son efficacité coutumière et Ray Liotta, aussi transparent et inconsistant que le bleu de ses yeux.
Seule la présence trop brève de Don Ameche dont ce fut le dernier rôle, pourrait être émouvante, mais on n’a pas spécialement envie de s’attendrir après une brasse de plus de 100 minutes dans ce sirop d’érable.

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