jeudi 26 mars 2026

Cinq est le numéro parfait

 


*

Cinque è il numero perfetto (Cinq est le numéro parfait) d’Igort (2019)

Peppino Lo Cicero était tueur à gages pour la Camorra, mais il « a pris sa retraite » et passé le flambeau à son fils.

Son fils est tué « sur ordre », mais Peppino ne sait pas de qui. Du coup, aidé de son indéfectible ami Toto le boucher, Peppino fait un gigantesque massacre tant dans ce qui fut « sa famille » que dans les familles ennemies.

Et c’est ainsi que va se déclencher une gigantesque guerre camorriste.

Igort est un auteur de BD. C’est sa propre BD qu’il adapte ici et ça se voit !

Igor Tuveri (son nom) est un soixantenaire, auteur d’une quinzaine de bandes dessinées.

Ce qui fait le style d’un auteur de ce qu’on appelle – pompeusement et assez stupidement, en définitive – le neuvième art, c’est l’esthétique.

Et à ce niveau-là, le film est assez remarquable. On pense au premier long métrage de Lars Von Trier The Element of Crime devant lequel tout le monde s’était pâmé en 1984.

Moi, je ne m’étais pas pâmé, car le scénario ne tenait pas en l’air et la dramaturgie était assez lavasse. Seule comptait l’esthétique.

C’est pareil ici !

L’histoire ne casse pas trois pattes à un canard et, pour un film qui se veut « film noir », c’est juste bavard. Et, au bout du compte, tout cela donne un film crispant et ennuyeux.

Quant à Toni Servillo (que je supporte de moins en moins), il est aussi ridicule que son grotesque faux nez.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire