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Sœurs d’armes (2019) de Caroline Fourest
Zara, jeune Kurde Yézidie, vit en paix avec sa famille dans son village du Kurdistan syrien.
Une rafle de daech a lieu dans son village. Elle est enlevée comme esclave sexuelle. Sa mère et son petit frère sont également enlevées. Son frère aîné parvient à s’enfuir et leur père est assassiné.
Kenza et Yaël arrivent de France : elles veulent se faire engager par l’armée kurde pour lutter contre daech. Elles seront sous les ordres de la Commandante.
Zara, qui est parvenue à s’échapper, est engagée dans le même détachement.
Comme on dit dans les médias, Caroline Fourest est une « personnalité clivante ».
Passionaria acharnée de la cause des femmes et des homosexuels et contre l’intégrisme religieux pour les uns, elle est la représentante-type du « prêt-à-penser » d’une « ultra-gauche » version soft, philosémite et, par voie de conséquence, islamophobe pour les autres.
Plus simplement, Caroline Fourest soutient des causes que soutiennent toutes les personnes censées ce qui lui permet de « plaire à tout le monde ». Mais voilà ! Plaire à tout le monde, c’est impossible et la polémiste aurait dû le savoir, car non seulement c’est impossible, mais ça l’a toujours été !
En fait, si Caroline Fourest veut être aimée par tout le monde, c’est qu’elle a beaucoup de mal à admettre la critique : d’ailleurs – je résume ! – ceux qui la critiquent sont « des cons » qui tiennent des « propos dégueulasses » et soutiennent les « thèses complotistes, racistes, antisémites, “djihadistes” » bref, l’injure suprême pour tous ceux qui ne sont pas d’accord avec vous, « nazis » !
Partant de ce principe, pour la journaliste, polémiste et néo-réalisatrice de films de fiction, l’ensemble de la presse française est, probablement, digne du troisième reich.
Qu’on en juge : « inégal et maladroit », « dialogues lourdauds », « pensum simpliste et indigeste », « où la mièvrerie le dispute à l’invraisemblance », « utilisation pompière du ralenti et de la musique », « qui englue le drame dans la guimauve », « spectacularisation balourde de la violence », « équivoque et embarrassant », « caricature du genre » …
Soyons justes ! L’antipathie irrépressible que d’aucuns éprouvent pour la polémiste qui voudrait tellement être aimée a peut-être « orienté » les critiques vers plus de « malveillance » et le film n’est pas aussi mauvais que ce que tout le monde en dit.
Mais il est vrai que ce n’est pas très bon. Fourest n’évite aucun poncif et ne sait pas très bien réaliser. Certaines scènes plongent le film dans une épouvantable mélasse de ridicule comme l’évocation fredonnée du Bella Ciao, puis du Chant des partisans pour souligner que ces femmes sont des « antifascistes » comme les partisans italiens et les résistants français !
Reste un casting impeccable et un film qui, somme toute, se laisse voir… mais à peine !
Mais on a vu tellement pire !

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