samedi 28 mars 2026

En secret


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Circumstance (شرایط) (En secret) de Mariam Keshavarz (2011)

Atefeh et Shirin sont amies. Elles vivent à Téhéran.

Atefeh vit chez ses parents, des bourgeois aisés et assez libéraux, alors que Shirin vit chez son oncle depuis la mort de ses parents qui étaient opposants au régime des Mollahs.

Mehran, le frère d’Atefeh, revient chez ses parents Il semble bien que son absence l’a changé : il est devenu pieux et semble désapprouver la conduite de sa sœur et de Shirin qui fréquentent les soirées branchées (mais clandestines) de Téhéran.

Sans que sa famille le sache, Mehran a rejoint, en fait, la police des mœurs qui réprime très violemment tout ce qui ressemble à une velléité de liberté, principalement sexuelle.

De plus, Mehran est amoureux de Shirin qui, en fait, a des rapports sexuels avec Atepeh.

C’est très bien de ne pas être lourd, de ne pas répéter grossièrement les péripéties d’un scénario, d’être elliptique. Mais trop, c’est trop !

On sait juste que les parents de Shirin étaient des opposants au régime : mais qui étaient-ils, pourquoi étaient-ils opposants ? Ce n’est pas dit.

Il en va de même pour Mehran : quel est son parcours ? Comment se fait-il que ce garçon ex-junkie, élevé dans un milieu bourgeois et ouvert, au sein de cette jeunesse de Téhéran libre, branchée et, d’après les Mollahs, dévoyée, a pu devenir ce cureton pervers, travaillant (et encore, on n’en est même pas sûr !) pour la police des mœurs ?

A force de vouloir faire œuvre de finesse, Maryam Keshavarz devient transparente et, à force d’effleurer, elle ne touche pas.

Le seul point sur lequel elle insiste (lourdement, pour le coup),  ce sont les scènes de lesbianisme des deux héroïnes. Je ne sais pas si la chair est triste (hélas !...), mais ces petites scènes de cul sont, en tous cas, interminables.

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