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Comme des rois (2017) de Xabi Molia
Joseph a tout appris à son fils Micka, mais la petite entreprise familiale ne va pas très bien.
Il faut dire que Joseph est criblé de dettes et que l’entreprise en question ne fabrique que… des petites arnaques.
Micka en a assez de cette vie précaire et il voudrait faire une école de cinéma. Mais il ne peut naturellement pas en payer l’inscription.
Néanmoins, il décide d’abandonner son père.
En 2009, Xabi Molia réalisait Huit fois debout, unanimement fêté… sauf par moi.
Je me souviens m’y être copieusement ennuyé pour deux raisons : l’obscénité d’un certain humour sur les « choses de la vie » qui n’ont rien de drôle et, surtout, l’étirement d’un scénario qui se contente de mettre bout à bout des sketches filmés censés faire réfléchir sur des « faits de société », tartes à la crème et passe-partout.
Pierre Desproges (l’a-t-on assez répété !!!) disait qu’on pouvait rire de tout, mais pas avec n’importe qui. Je rajouterais « et pas n’importe comment ». Lorsque l’humour s’invite « à la table des pauvres », ça peut donner ce qu’il y a de meilleur dans le cadre de la comédie italienne par exemple.
Comme des rois n’a pas ce défaut et le côté « social » n’est pas présenté « avec humour », ce qui est bien mieux.
En revanche, comme le film précédent, il souffre désespérément d’étirement et d’un scénario « patchwork » qui enfile les anecdotes comme des perles.
Mais tout cela passe grâce à un casting impeccable, en tête duquel on retrouve (trop) brièvement Sylvie Testud, mais surtout le duo qui tient le film à bout de bras Kad Merad, comme toujours parfait, et le désormais grand et reconnu comme tel malgré son jeune âge Kacey Mottet-Klein.

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