lundi 12 octobre 2026

Shadows


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Shadows (1960) de John Cassavetes


Deux frères et leur sœur, Ben, Hugh et Lelia, partagent le même appartement dans Greenwich Village. Hugh et Ben sont musiciens de jazz et Lelia voudrait écrire. Mais le vrai problème de leurs existences sont leurs rapports avec la communauté blanche.

On peut apprécier les images cafouilleuses (« l’authenticité »), le « non montage » plutôt pénible (« opposition de l’artiste à toute règle »), le jeu « naturaliste des acteurs » (« le refus de la fiction »), la faiblesse de l’interprétation (« une démarche anti-hollywoodienne »), l’indigence du « scénario » (un bien grand mot) et la lourdeur de « l’improvisation » de ce sous-Godard, plutôt bête et lourdingue, bref profondément américain.

On n’a pas le droit de dire du mal de Cassavetes en France. Alors, on prend des pincettes.

Mais on peut aussi ne pas prendre de pincettes et trouver tous ces ingrédients parfaitement indigestes. Si, si, on peut !

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