mardi 13 octobre 2026

Coup d’éclat


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Coup d’éclat (2010) de José Alcala

 Fabienne Bouvier est capitaine de police à Sète. Comme dans toutes les villes portuaires, l’activité principale de la police locale, c’est la chasse aux sans-papiers.

Un soir, elle interpelle Olga une Russe qui la supplie de la relâcher pour qu’elle retrouve son petit garçon âgé de 4 ans. Olga réussit à s’enfuir.

Fabienne la retrouve le lendemain : elle est tombée du toit de l’immeuble qu’elle habitait et la policière se met en tête de rechercher le petit garçon.

A une certaine époque (pas si lointaine !), le cinéma français ne jurait que par Catherine Frot. En devenant très populaire, elle s’est mise à tourner un peu tout et, il faut bien le dire, n’importe quoi, jusqu’à une certaine Imogène de bien triste mémoire.

Du coup, elle s’est faite un peu plus rare et elle nous réapparaît avec ce polar dont la toile de fond rappelle le fameux Welcome de Philippe Lioret.

Coup d’éclat ne vaut, bien sûr, ni Avant l’aube de Raphaël Jacoulot, ni Où va la nuit de Martin Provost, les deux polars français réussis de l’année, mais il s’en approche pas mal. Une fois de plus, nous sommes en pleine ambiance Simenon, ni dans le « whodunit » à la Agatha Christie, ni dans le film noir façon Chandler ou Hammett.

Cette flic poissarde, alcoolique et un peu ratée, revenue de tout et écoeurée par tout le monde va s’attacher « post-mortem » à cette jeune Russe tout comme elle s’attachera « pot-mortem » à sa pauvre mère dont elle s’occupait plus par devoir que par amour filiale de son vivant.

José Alacala filme tout ça le plus naturellement du monde dans une Sète grise, froide et pluvieuse qu’on dirait située dans le nord de la France ou dans les Ardennes.

Et le personnage de Fabienne nous fait partager sa compassion pour tous les accidentés de la vie, ces gens dont personne ne veut jamais, nulle part.

Coup d’éclat n’est pas (comme son titre pourrait le faire penser !) un polar chatoyant et palpitant, c’est juste un de ces films où, à travers une mort suspecte et une disparition, on nous invite à fouiller les poubelles guère ragoûtantes (mais c’est le rôle des poubelles) de notre société bourgeoise, égoïste et frileuse.

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