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Gentleman’s Agreement (Le Mur invisible) d’Elia Kazan (1947)
Un journaliste fait une enquête approfondie sur l’antisémitisme. Il ne sait par où commencer, jusqu’au jour où il trouve le biais : se faire passer pour un juif.
Il mesure alors exactement ce qu’est l’antisémitisme.
On serait tenté de dire que c’est un film mineur dans la carrière du réalisateur d’America America, mais c’est pire : c’est sans doute son plus mauvais film.
Ce thème qui, tout en étant dénoncé, eut mérité une mûre réflexion, n’est ici que bâclé par un scénario indigent et lourd.
Les gros pontes d’Hollywood étaient tellement sclérosés dans leurs rôles de nababs qu’ils étaient devenus incapables de penser un sujet qui, pourtant, en touchait certains de près.
Pourtant, et c’est bien la preuve que l’antisémitisme était encore en vigueur à Hollywood à l’époque, le producteur qui voulut et produisit ce film n’est ni Louis B. Mayer, ni Jack Warner, ni Harry Cohn, tous juifs, mais Darryl F. Zanuck qui ne l’était pas, comme si les juifs avaient eu peur d’être accusé d’égotisme ou, de ce qu’on appelle aujourd’hui, de repli identitaire.
Il n’était pas convenable, à l’époque, de parler de soi, surtout pour se plaindre. Les choses ont bien changé !...

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