vendredi 6 février 2026

Souvenir


 

Souvenir (2016) de Bavo Fume

Jean travaille dans une usine de pâtés. Son père est un grand admirateur de Liliane Cheverney, une chanteuse bien oubliée qui a remporté, il y a bien longtemps, le grand prix Eurovision de la chanson.

Dans son usine, Jean croise une ouvrière, Laura, qui ressemble beaucoup à la chanteuse.

Après avoir nié, Laura avoue qu’elle est bien Liliane. Jean qui, en dehors des pâtés, s’entraine pour devenir boxeur professionnel, voudrait que Liliane relance sa carrière.

Jean rate le championnat régional de boxe et décide, du coup, de devenir le manager de Liliane pour sa nouvelle carrière.

Il y a une culture gay qui va de Proust à Visconti. Bien sûr, on peut reprendre aussi les films qu’on trouve dans The Celluloid Closet ou citer des films où l’homosexualité est présente, qu’elle soit allusive (The Servant) ou évidente (Priscilla).

Et puis il y a la culture tapiole.

Ici, on est en plein dedans. Ça voudrait nous faire un truc à la Poupoupidou, un très bon film de Gérald Hustache-Mathieu qui nous racontait l’histoire d’une sous-Marylin Monroe à Mouthe, dans le Jura, mais le sous-Cerdan et la sous-Piaf du nanar présent, non, ça ne se passe pas !

Isabelle Huppert retrouve un rôle « copié-collé » à celui qu’elle tenait dans l’excellent Asphalte de Samuel Benchetrit, mais Souvenir est très loin d’être excellent.

C’est filmé à la truelle, monté après un trop bon repas et l’ensemble du casting, Huppert comprise, est désolant.

Quant à la chanson à la con qu’on entend ad nauseam, on a honte, non pas de l’écouter (qui va écouter ça ?), mais juste de l’entendre.

Un film inutile qui, sans être vraiment adulé, a été vu par la plupart des critiques avec une mansuétude suspecte.

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