samedi 25 avril 2026

Citoyen d’honneur


***

El Ciudadano ilustre (Citoyen d’honneur) de Gaston Duprat et Marianne Cohn (2015)

David Montovani est à Stockholm où il est venu recevoir sans enthousiasme le Prix Nobel de littérature.

Une fois son prix en poche, il rentre chez lui dans un village quelque part en Europe, mais il cède à une invitation du maire de sa ville natale argentine qui veut lui décerner le titre de « Citoyen d’Honneur ».

Alors que la voiture qui est venu le chercher à l’aéroport tombe en panne, Daniel, coincé au milieu de nulle part commence à se demander s’il n’a pas eu tort en acceptant de revenir.

Depuis quelques années, le cinéma argentin fait parler de lui.

Il nous a même offert quelques chefs d’œuvres : Dans ses yeux et Le Fils de la mariée de Juan José Campanella, les films de Carlos Sorin…

L’esprit de ce Citoyen d’honneur est d’ailleurs proche des films de Campanella, une étude de mœurs teintée d’un humour décapant.

Une gloire mondiale revient dans sa ville natale où il retrouve ses anciens amis et amours « toujours dans le jus » et s’attire l’envie et la haine de ses anciens amis à qui il n’a plus grand-chose à dire, tel est l’argument très classique du scénario et on se doute bien que tout ça va mal tourner.

Bien entendu, l’ex-« meilleur ami » du héros est devenu un gros plouc qui a épousé le grand amour de jeunesse du même héros. Ils ont, bien sûr eu une fille avec qui le même héros couche sans savoir qui elle est.

Ce n’est donc pas dans cet argument, ni dans le scénario, que nous trouverons de l’originalité, mais bien dans la mise en scène et dans les dialogues.

Des dialogues servis par un casting excellent, dominé par Oscar Martinez, dans le rôle principal qui lui a valu le prix d’interprétation à la Mostra de Venise.

Si le scénario est un peu à la peine, il commence à s’agiter dans la dernière partie et la conclusion est très habile.

Autre gros atout : l’observation très fine des mœurs du village nous rappelle que les deux réalisateurs sont de très talentueux documentaristes.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire