Chéri, fais-moi peur (1958) de Jack Pinoteau
Jérôme Lenoir vient d’obtenir le prix du meilleur roman policier français décerné par un public féminin. Il se rend à l’Alpe d’Huez pour travailler à son nouveau roman. En chemin, un individu de type asiatique lui confie un message pour un certain docteur Kougloff (Sic !) qui est, en fait, un espion russe accompagné de deux sbires. Trois espions américains tentent également de s’emparer du message.
Jérôme fait la connaissance à la fois d’une petite brune délurée et d’une blonde volcanique, Sud-Américaine, de surcroît.
Le soir même, le message, ainsi que le million gagné par Jérôme, sont volés dans le coffre de l’hôtel.
Que cela soit dit une fois pour toutes : les nanars ont leurs chefs d’œuvres (et précisons au passage que la réciproque est valable !).
L’ensemble pèse des tonnes : le scénario, les dialogues, les gags, l’interprétation. Mais retrouver Roger Carel et Jacqueline Maillan en espions soviétiques, le délicieux Jean Ozenne en directeur d’hôtel passablement dépassé par les évènements (on le serait à moins !), Pierre Mondy en commissaire de police complètement taré, sans oublier les deux odalisques de service la « blonde et volcanique bombe argentine » (comme dit la publicité) Thilda Lamarr et la toute jeune et encore brune Sophie Daumier, est un plaisir qu’on échangerait en aucun cas contre… mais ne soyons pas désagréable. N’oublions pas le clou de l’interprétation, Darry Cowl en Jérôme Lenoir.
D’ailleurs, le spectateur a une vague idée de ce qui l’attend dés le générique avec ce grandiose cha-cha-cha intitulé… Chéri, fais-moi peur !

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