La Chanson d’une nuit (1932) d’Anatole Litvak
Ferraro est un ténor célèbre dont le dernier grand succès La Chanson d’une nuit est sur toutes les lèvres. Mais il est affublé d’un imprésario autoritaire et hystérique. A la première occasion, il lui fausse compagnie.
Dans le train qui l’emmène en Suisse, il rencontre Alexandre, un escroc. Il se rend avec lui dans une petite ville où la rumeur de sa présence risque de lui empoisonner la vie. Il se fait passer pour le secrétaire de Ferraro, laissant à Alexandre le rôle du ténor en vacances.
C’est alors qu’il fait la connaissance de la fille du maire du village.
Comme bien d’autres films de l’époque, celui-ci avait pour tâche de mettre en valeur le talent de comédien d’un chanteur d’opéra et de le populariser. Et comme l’écrasante majorité de ses « collègues », Jan Kiepura s’en sort plutôt mal, malgré un charme certain.
Le film s’ouvre sur un gag assez efficace : alors que le ténor commence sa chanson, une bouche en gros plan s’ouvre démesurément. Il s’agit de la bouche du patient d’un dentiste.
Jan Kiepura nous chante La Danza, Questa o quella, le brindisi de La Traviata, Che gelida manina, les classiques dans ce genre de films, et, naturellement, La Chanson d’une nuit.
Brasseur en fait, comme d’habitude, un tout petit peu trop. Les situations sont convenues et les péripéties attendues. Malgré le charme et le talent de la toute jeune Magda Schneider, on s’ennuie nettement.

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