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The Lady Eve (Un cœur pris au piège) de Preston Sturges (1941)
Sur le bateau qui le ramène aux Etats-Unis de retour d’une expédition en Amazonie, Charles Pike, héritier présomptif d’une fortune, fait la connaissance du « colonel » Harrington et de sa fille Jean, en fait, un couple d’escrocs.
Charles, qui n’a de passion que pour les serpents, tombe tout de même amoureux de Jean. Et comme elle n’est pas insensible au charme de Charles, elle décide d’empêcher son père de le plumer aux cartes, sa grande spécialité.
Charles demande Jean en mariage. Jean accepterait, mais son père la met en garde : comment réagira Charles, et surtout sa famille, lorsque Jean aura avoué qui elle est vraiment.
Mais Charles le découvre grâce au commissaire de bord. C’est la rupture. Le bateau arrive à New York. Vexé par le rejet de Charles, Jean décide de se venger.
Comme toutes les comédies de Sturges, cette bluette poussive sera encensée par les « jeunes loups » de la critique (Truffaut et autres), mais sur un ton quelque peu compassé, sans y croire vraiment, ce qui, une fois de plus, tend à prouver que ces grands esprits libres avaient, avant tout, l’esprit de chapelle.
Plutôt moins nul que Madame et ses flirts, cette comédie sans aucun rythme, contient quelques jolis moments comme les commentaires de Barbara Stanwyck sur les flirts potentiels du convoité Fonda qu’elle guette dans le miroir de son poudrier.
Stanwyck est excellente, mais Fonda est un peu godiche : il n’a jamais eu bea

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