jeudi 19 février 2026

La Prisonnière espagnole


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The Spanish Prisoner (La Prisonnière espagnole) de David Mamet (1997)


Joe Ross est ingénieur et inventeur. Il travaille pour une importante compagnie dirigée par Klein. Il se rend sur une île tropicale où son patron passe ses week-ends pour lui donner les papiers de sa dernière invention qui va enrichir considérablement la compagnie. Susan Ricci lui sert de cicérone.

Sur l’île, il rencontre Jimmy Dell, un homme très riche qui veut lui acheter son appareil à cause d’une photo compromettante pour sa sœur que Joe a prise accidentellement.

Joe, gentil garçon très chevaleresque, donne l’appareil à Dell.

David Mamet est avant tout un auteur dramatique. Il a quitté les planches pour devenir scénariste d’abord, cinéaste ensuite. Cette Prisonnière espagnole n’a rien de théâtral, au contraire ! Mais c’est bien le film d’un scénariste, avant tout un film à scénario.

On a comparé Mamet, à propos d’un  autre film, à Hitchcock. Cette comparaison ne tient pas ici. Hitchcock faisait des films de cinéaste et c’est plus sa mise en scène que ses scénarios qui donnait leurs valeurs à ses films, mais en définissait les limites : des mécaniques impeccables et admirables de machines un peu creuses.

Ici, la mise en scène est habile, mais entièrement au service d’une histoire machiavélique qui laisse le spectateur pantois. L’habileté de ce scénario et la qualité de l’interprétation, au milieu de laquelle on retrouve Steve Martin, admirable dans un contre-emploi total, font de ce film un superbe et très brillant divertissement.

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