samedi 21 février 2026

L’Incinérateur de cadavres

 


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Spalovac Mrtvol (L’Incinérateur de cadavres) de Juraj Hertz (1969)

(Arte – 31/01/00)

Karl Kopringe est un Tchèque d’origine allemande. Il est incinérateur au cimetière municipal. Chez lui, on ne parle que Tchèque ou plutôt, il ne parle que Tchèque puisqu’il n’y a que lui qui parle.

 

Il ne veut de mal à personne. Pourtant, il adhère aux « nouvelles idées » lorsque l’armée allemande envahit son pays.

Après l’entrée à Prague des chars des armées du pacte de Varsovie en 1968, la Tchécoslovaquie jouissait en France d’un regain d’intérêt extraordinaire, surtout après la découverte des films tchèques de Milos Forman, « passé » depuis à l’ouest, ou de ceux de Jiri Menzel.

Nos critiques hexagonaux, Boys-scouts incultes, se mirent à admirer sans réserve tout ce qui venait de « la ville dorée » et fêtèrent avec leur hystérie infantile habituelle des « choses » comme celle-ci.

Filmé dans un style prétentieux, affublé d’une musique plus qu’envahissante qui tente de rivaliser avec la logorrhée imbuvable de son « héros », ce portrait d’un con nous est, paraît-il, servi avec beaucoup d’humour… Bof !

Etre dans le vent, c’est avoir un destin de feuilles mortes. Ce magma sot, verbeux, prétentieux et ridicule était tellement à la mode qu’il en a snobé plus d’un à l’époque. Heureusement, l’époque a changé. On fait autant de mauvais films de nos jours, mais commençons par oublier ceux-ci !

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