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Soy Nero (2016) de Rafi Pitts
Nero, d’origine mexicaine, est né aux Etats-Unis.
A l’âge de 19 ans, il est renvoyé au Mexique, car ses parents étaient en situation irrégulière.
N’ayant aucune raison de rester dans un pays qu’il ne connaît pas, il veut retourner aux Etats-Unis et se faire engager dans l’armée pour acquérir la nationalité.
Il parvient à retrouver son frère Jesus qui vit à Los Angeles.
En 2010, Rafi Pitts réalisait (et interprétait dans la foulée…) The Hunter, un pensum longuet, oubliable et encensé par une critique unanime.
Il en va de même pour ce film-ci. Pourquoi ? Ça, je ne sais pas !
Le rythme est lent, le scénario part dans tous les sens.
En fait, il se divise en trois parties bêtement et scolairement de durées équivalentes.
Première partie : Nero tente de retourner aux Etats-Unis. Dès qu’il a réussi, il part à la recherche de son frère qui vit à Beverly Hills (deuxième partie) dans une somptueuse villa qui semble lui appartenir et où il vit avec une très jolie fille. Mais en fait, le couple n’est que « concierge » et « femme de chambre » d’une rock-star et de sa moitié.
Il donne ses papiers à son frère qui, ainsi, va se faire engager dans l’armée ce qui lui permettra d’avoir ses papiers (sauf qu’ils seront au nom de son frère, mais ça, le merveilleux Rafi Pitts et son sublime scénario n’en ont rien à faire !).
Nous voici donc dans la troisième partie qui veut, visiblement, faire penser au Désert des Tartares. Mais Rafi Pitts n’a ni le talent de Buzzati, ni celui de Zurlini.
C’est très long, pas trop mal filmé et pas très intéressant.

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